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1. Que vivons-nous ?
L’actualité politique et un regard sur les dernières décennies suffisent à tout citoyen pour se rendre compte que ses libertés ont été usurpées. De traîtrise des partis politiques aux politiciens inamovibles ou incompétents, les exemples de tromperies ne manquent pas. Nous votons mais cela ne sert visiblement à rien. Il est nécessaire de proposer une alternative populaire qui rassemble d’authentiques citoyens et militants.
Nous pouvons nous sentir isolés, malmenés voire ignorés.
2. Quels sont les risques de l’arasement des souverainetés populaires et de la fascisation galopante ?
• La fascisation démultipliée en Europe depuis au moins la chute de l’Union soviétique. Cette fascisation se traduit par l’explosion de l’extrême-droite partout en Europe, sur les plans institutionnel (arrivée de l’extrême droite au pouvoir en Italie, aux Pays-Bas, en Hongrie, etc.) et idéologique.
• La marche à la guerre mondiale promue par l’Axe UE-OTAN, contre la Fédération de Russie mais aussi contre la Chine populaire, Cuba socialiste, la Corée populaire sans compter le peuple palestinien en voie d’épuration ethnique.
• La dissolution de la France dans l’Axe UE-OTAN par l’ancrage de la France dans l’OTAN et l’élargissement toujours plus provocateur à des pays faibles ou soumis aux Etat-unis. Les députés ont également approuvé, sans consultation populaire bien évidemment, le « saut fédéral européen » promu par le couple Scholz-Macron qui signifie l’enterrement définitif de la souveraineté et de l’indépendance nationale et, par voie de conséquence, le possible écrasement de tout mouvement de contestation populaire par une « armée européenne » liée à l’OTAN.
• L’éclatement de la République laïque, une et indivisible sous les coups de boutoir des partisans du « saut fédéral européen », du « pacte girondin » et des régionalismes promouvant le « droit à la différenciation des territoires » antagonique avec le principe fondamental d’égalité entre tous les citoyens. Tout cela sur fond d’officialisation même plus rampante de l’anglais comme seule « langue de travail » officielle de l’Europe avec de graves dangers pesant à terme sur l’ensemble des langues nationales du sous-continent européen.
• La destruction de toutes les conquêtes sociales et des services publics depuis que les euro-gouvernements successifs depuis Raymond Barre en 1976 (!), de droite et dits de « gauche » ont fait le choix de l’euro-austérité à perpétuité pour le pays.
3. Que devons-nous promouvoir ?
• aucune négociation avec les macronistes ou leurs alliés ;
• aucune acceptation pour premier ministre d’un personnage issu de la « droite de la gauche ». Sous couvert de « réalisme », un tel personnage n’aurait de cesse de courber l’échine devant l’UE, il avalerait allègrement le « saut fédéral européen », il accepterait de discuter, comme l’a honteusement fait naguère le premier ministre grec « de gauche » Alexis Tsipras, du méga-plan d’austérité préparé par l’UE pour la France et qui accentuerait derrière Macron la course à la cobelligérantes atlantiste en Ukraine, au Proche-Orient, en Corée, en Iran, dans l’Indopacifique ou ailleurs ! Il est vital de promouvoir le remplacement de l’« unilatéralisme » américain caduc par un multilatéralisme faisant place à une coopération à égalité de tous les peuples du monde rendus à leur souveraineté.
• refus absolu du « saut fédéral européen » et des exigences austéritaires léonines que ne vont pas manquer de présenter à la France les « experts » mandatés par l’odieuse Troïka, Commission européenne, BCE et FMI !
• abrogation immédiate, suspension sine die, et/ou déconstruction de l’ensemble des délocalisations, des plans de licenciements, des privatisations, des contre-« réformes » permises et/ou exigées par l’UE en tous domaines : retraites, Sécu, école, hôpital, SNCF, EDF, Poste, etc...
• rôle actif de la France pour la paix et la désescalade avant que n’éclate la catastrophe sans précédent d’une guerre nucléaire mondiale !
• reconnaissance immédiate de l’Etat palestinien, engagement pour un cessez-le-feu définitif et inconditionnel à Gaza, pour le retrait de toutes les colonies israéliennes en Cisjor-danie et pour le jugement du criminel de guerre Netanyahou ;
• abrogation immédiate des lois liberticides des Sarkozy, Valls-Hollande, Macron, Darmanin, Dupont-Moretti et Cie, amnistie pour les militants syndicaux sanctionnés ;
• blocage des prix, augmentation substantielle immédiate des petits et moyens salaires avec péréquation entre grosses et petites entreprises, rétablissement de l’échelle mobile des prix et des salaires supprimée par Delors en 1983 en vue de la mise en place de la socialement néfaste monnaie unique européenne ;
• utilisation des sommes versées à titre de contribution à l’UE pour directement aider à reconstruire l’agriculture paysanne ;
• allocation de moyens massifs immédiats pour l’hôpital public et l’école publique ;
• initier une sérieuse réflexion sur l’indépendance et la place de la France au sein du carcan
européen.
4. Avec quels résultats ?
• Être en rupture totale avec l’idéologie et les pratiques de la « social-démocratie » qui passe son temps à trahir les travailleurs depuis 1914 et qui vient, une nouvelle fois, d’être ressuscitée par des alliances contre-nature de partis politiques totalement euro-alignés et OTAN-compatibles ;
• Être internationaliste, anti-fasciste, anti-impérialiste et patriotique ;
• Être en rupture claire, cohérente et radicale avec l’ordre capitaliste dominé par l’Axe UE-OTAN ;
• Être en faveur de la paix mondiale, de la coopération internationale, de la démocratie populaire, de la souveraineté et de l’indépendance nationales, du progrès social, de la révolution écologique, de l’égalité de tous les citoyens et des Lumières communes.
Le rôle du comité est de rassembler différents citoyens et, au final, de militer pour une constituante citoyenne. Il n’est pas un simple club mais un véritable outil qui conserve de manière permanente la boussole des conquis sociaux et de la démocratie sociale issue du CNR de 1944.
Pour retrouver le progrès social, écologique et démocratique, nous devons changer de Constitution. En aucun cas il faut confier ce pouvoir constituant à une classe politicienne qui s’accapare à notre détriment cette souveraineté.
Article publié le 30 septembre 2024.