vous êtes ici : accueil > Actualités > Opinions
Contrairement à ce qu’affirme l’exécutif, qui veut porter à trois le nombre de jours de carence des fonctionnaires, les agents sont presque aussi absents que le privé.
Ce rapport ne pouvait pas mieux tomber. Ou mal, selon où l’on se place. En tout cas, nul doute qu’il sera scruté avec attention au plus haut sommet de l’État. La direction générale de l’administration et de la Fonction publique (DGAFP) a révélé ce vendredi 15 novembre que les fonctionnaires se sont absentés 12 jours en moyenne en 2023, soit 1,7 jour de plus que les salariés du privé (10,3 jours). Tout aussi remarquable : le nombre d’absences pour raison de santé est en baisse dans la fonction publique, contribuant à cette réduction de l’écart avec le privé.
Un constat qui ne devrait pas ravir l’exécutif, qui mise toute sa communication sur un absentéisme supposé exagéré des fonctionnaires. La volonté de porter à trois (contre un actuellement) le nombre de jours de carence en particulier s’appuie sur cet argument. Tout comme l’abaissement de 100 % à 90 % de l’indemnisation des agents du service public lors d’arrêts maladie.
Une « dérive de l’absentéisme », pour le ministre Kasbarian
« J’assume de ne pas cacher la dérive de l’absentéisme que nous pouvons observer dans les chiffres, expliquait à cet égard le ministre Guillaume Kasbarian en octobre à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, on a une augmentation significative de la moyenne de jours d’absence par agent. » Dans une interview au Figaro, l’ex-ministre du Logement voyait même cette hausse du nombre de jours d’arrêt maladie non remboursés comme une « urgence ».
Si les fonctionnaires demeurent légèrement plus absents que les salariés du privé, cela tient selon la DGAFP à deux facteurs : « Les effets de structure (davantage de femmes et des agents plus âgés) » ainsi que « la présence de métiers à forte pénibilité » (aides-soignantes, infirmières, agents d’entretien…) dans la fonction publique.
« Il déteste les fonctionnaires »
Des chiffres qui ne vont pas manquer nourrir la communication des syndicats, qui dénoncent depuis des jours, à l’image de la cheffe de file de la CGT Sophie Binet, un « fonctionnaire bashing ». « Guillaume Kasbarian déteste les fonctionnaires. Il faut qu’il arrête », expliquait la secrétaire générale de l’organisation le 29 octobre sur BFMTV. Avant de réduire à néant l’un des éléments clés de la communication du gouvernement : « Les salariés du privé ont dans beaucoup de cas des accords de branche qui permettent de les indemniser dès le premier jour d’arrêt. On fait passer les fonctionnaires pour des privilégiés, alors qu’ils n’attendent que ça d’être alignés sur les salaires du privé. »
Reste que l’exécutif demeure campé sur ses arguments, comme ses projets. Pas d’augmentation du point d’indice, coup de rabot dans le budget de la fonction publique à hauteur de 1,2 milliard d’euros… Face à ces perspectives, les agents sont appelés à faire grève le 5 décembre. Une mobilisation souhaitée par la quasi-totalité des syndicats de la fonction publique, qui déplorent, en plus de l’aspect défensif face aux attaques de l’exécutif, un manque de moyens humains et budgétaires. Selon la CFDT, l’appel pourrait être largement suivi, notamment dans l’Éducation nationale.
De nos camarades de Charente Maritime :
Il y a bien eu une augmentation du nombre d’arrêt maladie chez les salariés en 2022 mais cette augmentation a été aussi importante pour les salariés travaillant dans le privé. Bizarrement notre ministre de la fonction publique oublie de le mentionner comme il oublie de mentionner qu’à la sortie du confinement, nous avons été plus sensibles collectivement aux vagues épidémiques de grippes et autres joyeusetés (La cause serait la fin des gestes barrières et une plus grande fragilité).
Quoiqu’il en soit, dans la fonction publique d’État, nous sommes beaucoup moins malades que dans le privé et ceci depuis plusieurs années.
Il semble logique que les enseignants qui travaillent dans des classes surchargées d’enfants soient plus enclins à subir les vagues épidémiques (Gastro, grippe ect .....). et pour autant eux aussi posent moins d’arrêts maladie que les salariés du privé. Pour être honnête, il faut considérer aussi le fait qu’ils ont plus de semaines de vacances.
Compte tenu des conditions de travail exécrables dans les hôpitaux publics avec la proximité de personnes malade, on peut aisément comprendre que le nombre de jours d’arrêt maladie soit plus important que les salariés du privé Quant à la fonction publique territoriale, le nombre de jours maladie doit eux aussi s’expliquer.
Quand M.Kasbarian (ministre de la fonction publique) parle d’une augmentation injustifiée des arrêts maladie il se moque de nous. Il ment pour nous culpabiliser afin de faire passer une mesure qui a pour simple but de nous piquer du pognon quand nous sommes malades.
Le plus amusant si on peut dire c’est que nous appuyons nos propos avec les propres rapports de son ministère.
M. Kasbarian, devrait être honnête et proposez tout simplement comme pour la crise Grecque une baisse de nos rémunérations. Le seul hic avec ce type de proposition c’est que les citoyens de base demanderaient alors que les redevables les plus riches fassent aussi des efforts pour la collectivité.
C’est la raison pour laquelle, il faut mieux accuser son chien de la rage.
Et M. Kasbarian n’est pas le pire, il a ses chien de garde qui aboient avec lui dans les médias. Nous avons reçu d’un de nos militant en colère cette chronique du 11/11/2024 de Mme Agnès Verdier-Molinié (directrice de l’iFRAP,) publié dans le journal "les echos" et contredite dans le même journal par cet article du 16/11/2024. Le seul problème, c’est qu’on retient plus facilement les aboiements que le factuel. Le mal est donc fait.
Conclusion
Kasbarian casse toi et démissionne.
Article publié le 29 novembre 2024.