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Edito du 1er trimestre : 2e partie

(rédigé au 29 janvier 2024)

Les institutions françaises avalisent, toute honte bue, les diktats bancaires et ultralibéraux. On peut douter de l’argument d’une quelconque conformité constitutionnelle quand cette norme suprême a été détricotée pour complaire aux idées toxiques libérales. Comment encore croire à leur efficacité quand toutes les dérives autoritaires ont été justifiées sur des arguments infondés. Savez-vous, chers collègues fonctionnaires, que nous n’avons même pas de ministère de la fonction publique distinct. Le macronisme est la dilution d’un état protecteur et bienveillant dans un libéralisme comptable.

Le gouvernement dirige contre la volonté populaire et passe en force toutes les lois dégradantes pour les citoyens. Il coupe les budgets sociaux et profitables aux générations passées et futures mais dépense de dizaines de milliards pour des guerres injustes (que le peuple n’a pas approuvées). Il manque quelques millions pour soi-disant faire face aux retraites futures alors que des milliards sont dépensés chaque année en cabinet de conseil, donnés en munition dans une guerre qui n’est pas la nôtre et en cadeaux fiscaux aux plus riches ! L’exemple du conflit otano-russe devrait nous faire bondir tant les gouvernants méprisent la volonté populaire pacifiste et s’essuient les pieds sur notre constitution : où est le débat et les compte-rendus devant le parlement (article 25). Nous fonçons tout droit dans le mur fasciste et nous ne faisons que klaxonner...

Le peuple de France souffre, comme beaucoup de peuples en Europe. Après avoir provoqué une inflation alimentaire et précipité des millions de personnes dans la précarité énergétique (pour complaire en partie aux diktats de l’industrie allemande), les ultralibéraux attaquent la protection sociale et détruisent le système de santé. Les urgences des hôpitaux ferment, le désert médical avance inexorablement et certaines spécialités médicales risquent la disparition pur et simple.

La récente mobilisation des agriculteurs démontre la déconnexion des gouvernants qui n’ont jamais travaillé de leurs mains ni été confrontés aux problèmes basiques d’une vie ordinaire (se nourrir, se vêtir, se loger, se chauffer, se soigner, ...). « Qu’ils mangent donc de la brioche... ». Pour paraphraser Albert Einstein, comment faire confiance à ceux qui ont créé le problème pour le résoudre ?

Article publié le 26 février 2024.


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