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Macronisme et Lepénisme, deux faces de la même médaille !

mardi 16 juillet 2024, par Jacques COTTA

Les dernières élections législatives ont donné suite à un scénario bien rôdé dont le dénouement pour ses auteurs est pathétique. Le « nouveau front populaire », Jean Luc Mélenchon en tête, a appelé au second tour à voter pour les candidats « renaissance » pour battre le RN. Conséquence, les Darmanin, Borne, Bergé, Cazeneuve, et quelques autres ont été élus par la gauche, comme leur patron Macron l’avait été il y a deux ans aux élections présidentielles. Du coup, le président de la république, qui était destiné au naufrage, se sent pousser des ailes. Le voilà qui décide qui est digne et qui ne l’est pas, rejetant dos à dos le RN et LFI pour tenter de reconstituer un « bloc central » en perdition.

La gauche masochiste, décidément ça existe ! Masochiste et pour reprendre l’attribut réservé durant des années au camp adverse, la gauche « la plus con du monde » aussi qui reçoit ce qu’elle mérite, ce qu’elle a elle-même provoqué, ce qu’elle a mis en oeuvre.

N’ayant plus aucun repère de classe, elle est incapable de comprendre les motivations d’un électorat qui fait du RN le premier parti de France, certes avec moins de députés que les sondages prévoyaient, mais tout de même avec le double que dans la législature précédente et avec plus de 10 millions de voix. Le RN est le premier parti ouvrier de France. La gauche voit le fascisme en marche alors qu’il s’agit de la détresse, du désespoir, du produit des trahisons multiples, et aussi du fameux « front républicain » remis au gout du jour.

Le RN à éradiquer donc, et pour cela Renaissance à soutenir, voilà la position du nouveau front populaire qui se retrouve le bec dans l’eau. Mais quelles sont les différences entre l’un et l’autre ?
Le RN et Renaissance sont frères jumeaux, et le soutien à l’un pour battre l’autre ne sert qu’à éviter la véritable discussion politique qui devrait contraindre chacun à tirer son bilan, à éclairer ses propres responsabilités, à exposer ses propres positions.

Comme les partis qui composent le « nouveau front populaire », RN et « Renaissance » sont partisans de l’union européenne ce qui d’ailleurs les alignent l’un et l’autre sur des positions assez proches concernant les sujets qui touchent les Français, les salaires, le Smic, la fonction publique et les fonctionnaires, les services publics, toutes les questions importantes… La position de l’un vaut bien celle de l’autre.
Sur les institutions anti démocratiques de la 5è république, l’un se confond avec l’autre Et sur la guerre en Ukraine, l’un et l’autre se retrouvent avec les partis du nouveau Front populaire pour soutenir « l’économie de guerre » et le soutien à Zelensky derrière l’OTAN.

Alors pour justifier l’appui donné à Renaissance contre « la volonté majoritaire, Macron dégage » le « nouveau front populaire » fait appel à ce qui devrait servir de marqueur du RN et le ranger définitivement dans le camp du fascisme.

> La sécurité d’abord… Mais la gauche ferait bien d’y réfléchir à deux fois. C’est parce qu’elle a abandonné toute politique dans ce domaine que le RN a pu s’en saisir et entrainer avec lui. Et puis, nul n’a oublié que c’est Macron et personne d’autre qui au nom de la sécurité a fait tirer sur les Français du temps des Gilets jaunes.

> L’immigration aussi. Même causes, mêmes effets. Thème cédé au RN, celui-ci apparait seul un tant soit peu sérieux pour traiter ce qui ne relève pas de fantasmes, mais bien de réalités.

Par sa politique de soutien aux candidats macronistes, les partis qui composent « le nouveau front populaire », de LFI aux verts en passant par le PS ou le PCF, sans oublier le NPA, s’opposent en réalité à la volonté majoritaire, « chasser Macron », en lui offrant un répit inespéré…

Article publié le 31 juillet 2024.


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